Le godemiché


Le mot godemiché vient du nom que donnait les romaines à leurs objets : « gaude mihi » qui signifie « réjouis moi ». On le retrouve aujourd’hui avec plusieurs appellations, ou orthographe : godemiché, godemichet, gode ou encore dildo chez les Anglo-saxons (de l’italien délice).

p7C’est un objet phallique qui ne vibre pas, spécialement dédié à la pénétration, utilisé pour la stimulation sexuelle du vagin ou de l’anus. Il est généralement de la forme d’un pénis mais peut se décliner en de nombreuses formes, dont certaines plus extravagantes que d’autres, certains disposant par exemple d’un appendice externe dédié à la stimulation du clitoris.
p7Le premier godemiché célèbre de l’histoire du Japon aurait été offert à l’impératrice Shotoku par son amant, le moine Dokyo, vers l’an 770. Ce dernier, âgé, ne pouvait plus la satisfaire. La légende raconte que l’impératrice tomba malade à force de l’utiliser.
p7Au Moyen Âge, avant de partir au combat, les seigneurs japonais laissaient à leurs épouses une longue pierre polie enveloppée de soie ou une statuette en bois. Surnommés « objets de l’absence », ces godemichés avaient pour fonction première (et parfois symbolique) de rappeler à l’épouse son devoir de fidélité.
p7Les Occidentaux, eux, avaient une solution plus radicale : la ceinture de chasteté.
p7Dans les années 1800, des répliques de phallus, nommés « harigata » se répandent jusqu’à être vendus en porte à porte. Ils font alors le bonheur des femmes oubliées qui préfèrent aux modèles en corne de buffle, trop durs, ceux en écailles de tortue dont la texture rappelle celle du sexe masculin. Les modèles pleins étaient trempés dans de l’eau tiède, les creux remplis de cendres chaudes.
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